Interview du PDG de la Station d'Obscurcia

Propos recueillis en février 2026


Bonjour à tous. Je suis Salman, PDG de la Station d'Obscurcia. C'est un honneur de pouvoir vous parler directement aujourd'hui pour partager notre vision, nos projets et peut-être démystifier certains aspects de la gestion d'un domaine skiable de cette ampleur. La Station d'Obscurcia n'est pas qu'une collection de pistes et de télésièges ; c'est un écosystème vivant, une communauté, et un défi technique et humain permanent.


Q : Pour commencer, quel est selon vous le rôle premier d'une station de ski aujourd'hui ?
R : Je pense que le but d'une station de ski est de permettre aux gens de venir skier et prendre du plaisir à la montagne en SÉCURITÉ. Les deux sont indissociables. Sans plaisir, personne ne vient. Sans sécurité, le plaisir n'existe pas.

Q : Concrètement, quel est votre plus grand défi au quotidien pour y parvenir ?
R : C'est un peu de tout. C'est un équilibre constant entre la météo capricieuse, la satisfaction d'une clientèle aux attentes très variées, et la coordination de tous les métiers extraordinaires qui font vivre la station, des pisteurs aux techniciens.

Q : Justement, lorsqu'une décision difficile s'impose, comment arbitrez-vous entre "plaisir" et "sécurité" ?
R : Ma méthode est simple. Je cherche d'abord à identifier ce que les gens veulent, et ensuite, je cherche une solution en sécurité pour qu'ils aient ce qu'ils désirent. Le secteur Steyfnel en est le parfait exemple : je ne l'avais pas prévu au départ, mais la demande était si forte et si claire que nous l'avons bâti.

Q : Comment naissent ces grands projets comme Steyfnel ?
R : À force de discuter. Je vais souvent skier, et je parle avec tous ceux que je croise. Les suggestions des moniteurs, les remarques des clients, l'observation des flux… tout cela fait mûrir une idée jusqu'au moment où elle s'impose comme une évidence.

Q : En parlant avec tant de skieurs, quelle demande vous a le plus marqué ?
R : Que les gens cherchent tous des choses différentes. C'est la base de tout. Un parent veut de la sérénité, un expert veut du défi, un adolescent veut des sensations. Notre job, c'est de créer un domaine où chacun trouve son bonheur.

Q : Avec des attentes si diverses, comment fixez-vous les priorités d'investissement ?
R : En fonction du nombre de demandes. C'est le principe le plus démocratique. Si une majorité de nos skieurs exprime un besoin fort, comme des pistes débutantes plus sécurisées, nous agissons.

Q : Cela ne désavantage-t-il pas les skieurs experts, qui sont moins nombreux ?
R : Pas nécessairement. La logique est séquentielle. Maintenant que j'ai répondu à la majorité avec Steyfnel, je vais répondre aux minorités. C'est pour cela que notre prochain grand projet est la piste Pyramide, une rouge extrêmement technique pensée pour les bons skieurs et les compétitions.

Q : Justement, qu'est-ce qui fait une "bonne" piste noire ou rouge pour vous ?
R : À titre personnel, j'aime les pentes raides avec de grosses bosses imprévisibles ! Mais une bonne piste difficile, c'est une piste qui permet aux bons skieurs de s'entraîner. Elle doit offrir de la pente, de la largeur, et surtout des défis variés : couloirs, bosses, possibilité d'y tracer un parcours de slalom…

Q : La Pyramide aura d'ailleurs un planning changeant. Sera-t-elle ouverte aux professionnels ?
R : Absolument. Elle sera une piste pour tous. Les entraînements et compétitions, amateurs comme professionnels, auront lieu le matin. L'après-midi, elle sera ouverte à tous les skieurs experts qui veulent se confronter à ses différents profils.

Q : Changeons de sujet pour aborder un défi majeur : l'enneigement. Votre nouvelle retenue collinaire est-elle une réponse anxiogène au changement climatique ?
R : Notre situation en altitude nous protège encore relativement bien. Mais vous avez raison, le réchauffement climatique est un grand danger pour le ski, et pour l'humanité en général. La retenue est un outil de résilience indispensable, mais ce n'est qu'une partie de la réponse.

Q : Quelles sont les autres actions concrètes de la Station d'Obscurcia pour l'environnement ?
R : C'est un engagement de tous les instants. Au-delà de l'optimisation de notre neige de culture, nous travaillons sur la performance énergétique de nos remontées, la mobilité douce dans la station et le développement d'activités quatre saisons pour rééquilibrer notre modèle. S'adapter et réduire notre impact, c'est la condition sine qua non pour offrir encore du plaisir aux générations futures.

Le Mot de la Fin :
Dans la Station d'Obscurcia, nous croyons que la montagne est un terrain de jeu pour tous, mais aussi un patrimoine fragile. Mon rôle, et celui de toute mon équipe, est d'être les gardiens de cet équilibre. Écouter, construire, sécuriser, et toujours garder à l'esprit que derrière chaque forfait, il y a une personne venue chercher son moment de plaisir. C'est cette promesse que nous nous efforçons de tenir, chaque jour.

Salman, PDG.

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